Lettre ouverte aux 1200

Publié le par Vincent Bessat

Entrons, la tête haute, en résistance

 

1200 mercis à vous qui nous avez fait confiance en nous apportant vos suffrages.

 

Nous avons, je crois, mené une belle campagne.

Nous étions là où on nous devions être en déclinant les urgences environnementales, sociales et démocratiques.

Nous étions à la hauteur des enjeux avec nos propositions d’objectifs environnementaux, d’objectifs de démocratie solidaire, d’emploi et d’Europe.

 

Nous avons affirmé haut et fort que l’écologie ne saurait pas être un simple sujet « tendance », objet de toutes les récupérations électoralistes : les échéances électorales passent, l’urgence demeure.

 

Notre score n’est pas à la hauteur de nos espérances.

Nous avions rêvé mieux pour l’écologie politique, pour ses militants, pour celles et ceux qui, avec détermination, pugnacité et force de courage et de conviction ont mouillé la chemise pour faire vivre le projet Vert.

 

Sachons nous satisfaire de ce que les électeurs nous ont donné : Nous faisons plus que doubler le score des présidentielles, nous sommes en progression par rapport aux législatives de 2002, notre résultat est au dessus de la moyenne nationale. Il est dans les 3 meilleurs de toutes les circonscriptions auvergnates.

 

Le perdant de ces élections, c’est une fois de plus la démocratie : peu de participation et le pluralisme politique est en danger de disparition : les trois quart des voix se portent sur seulement deux partis.

Nos concitoyens rêveraient-ils d’un bipartisme à l’américaine ? Le scrutin majoritaire, la télé, ses sondeurs et les prédicateurs journalistiques les y poussent…

 

Il faudra aussi un jour s’interroger sur cette inversion de calendrier, sur l’absence de proportionnelle… Avec environ 40 % des voix, un seul parti pourrait avoir 75 % des sièges, seuls 2 partis pourraient avoir un groupe à l’assemblée nationale !

 

Mais viendra le temps où la gauche se construira autour d’un projet et non autour d’un rejet, où les alternances se prépareront autour d’alternatives réelles.

Viendra aussi le temps de la refondation de la gauche pour que des alternatives puissent être portées de façon unitaire et enclencher les dynamiques de victoire, dans le respect des convictions de chacun, avec des approches et des pratiques nouvelles. Mais aussi sans doute viendra l’heure de femmes et d’hommes nouveaux, ayant une approche et des pratiques différentes de la politique, capables de dépasser les querelles d’égo.

 

En attendant, il nous faut entrer en résistance.

 

Entrons en résistance pour lutter contre la déstructuration du droit du travail et du lien social promise pour demain, contre une vision brune des dossiers liés à l’immigration, contre les injustices promises par la dérégulation libérale ou encore contre le productivisme destructeur de l’environnement.

 

J’en suis convaincu : l’été sera chaud…

 

Restons mobilisés : nous n’avons pas attendu d’être majoritaire pour nos opposer aux cultures d’OGM en plein champs, pour empêcher les expulsions de sans papiers, pour dénoncer les atteintes aux droits et aux vies des plus faibles.

 

Surtout, restons fier de nos valeurs, de nos luttes. Poursuivons, sans relâche, notre quête de justice sociale, de solidarité, de laïcité, de protection de l’environnement, des droits humains… car ce combat est juste et noble.

 

Dimanche, il faudra faire reculer, autant que possible, la sarkozie ambiante. Cela nécessite la participation de tous. Les tergiversations ne seront pas de mises.

Notre premier acte de résistance et notre première fierté sera de faire reculer, le plus possible, les candidats de la droite.

Ne pas s’abstenir pour ne pas rester sans voix, voter pour leur signifier que cette France là n’est pas la notre.

 

Coûte que coûte, voter pour le candidat de la gauche, Jacques Markarian.

 

Je vous appelle à contribuer à la victoire de la gauche, ou d’amoindrir la vague bleu-brune.

Je vous invite, vous les 1200, à entrer, la tête haute, en résistance.

 

 

« N’oubliez jamais que résister se conjugue au présent ». Lucie Aubrac

Vincent BESSAT

Publié dans Législatives 2007

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