Texte de soutien sur les réfugiés climatiques reçu de "G.F."

Publié le par Vincent Bessat

"L’écologie passe aussi par le droit international 

 

 « Réfugiés climatiques »: une problématique mondiale, des enjeux colossaux, plus de 25 millions de personnes déjà touchées.

 

Les « réfugiés climatiques »  sont les personnes obligées de quitter leur habitation rendus invivables par la désertification, la montée des eaux, la sécheresse, les changements de température, la dégradation des ressources naturelles ou encore la violence des évènements climatiques extrêmes. Il va de soi que le réchauffement climatique et l’impact de l’Homme sur son environnement ont précipité ce type de situations.

 

Ainsi par exemple le cas des îles Tuvalu est alarmant. Cet archipel au large de l’Australie est une république de 11 000 habitants. On sait à présent que les îles seront englouties d’ici à 2050 environ, même si le réchauffement climatique s’arrêtait aujourd’hui. C’est donc un pays qui va disparaître de la carte. Que va-t-on faire de ses habitants ? Il est impératif de trouver un cadre juridique international équitable. Il est évident que ce sont les pays du Sud, plus pauvres et plus faibles, qui souffriront le plus des catastrophes climatiques, avec le moins de moyens pour s’en prémunir.

Les périodes de sécheresse, de famine, de pandémie sont déjà annoncées. À terme, si rien n’est fait pour ces populations, si aucun cadre international ne leur permet d’éviter ces drames, on pourra parler de crime contre l’humanité.

 

Une définition du statut de réfugié climatique est à l’étude aux Nations unies.

 

La notion de sanction est encore floue. On a évoqué la possibilité que les pays accueillent ces réfugiés proportionnellement aux gaz à effet de serre qu’ils produisent. Les États-Unis se sont prononcés contre. Ils devraient alors accueillir 30 % de cette population.

 

Les prévisions sont encore floues, mais l’urgence est là, réelle. Un rapport de 2001 des Nations unies comptait 25 millions à travers le monde. C’est plus encore que le nombre de réfugiés concernés par la convention de Genève. En 2005, un autre rapport annonçait le chiffre de 50 millions de "réfugiés écologiques" à l’horizon 2010 et plusieurs centaines de millions au milieu du XXIème Siècle.

 

Il y a bel et bien urgence d’un statut. Toutefois, "Les Etats rechignent à se voir imposer par le droit international un devoir de protection de ces personnes, comme le montrent déjà les atteintes à l’exercice du droit d’asile conventionnel en Europe. Pourtant seules les obligations liées à un engagement international et contraignant des Etats permettront à ceux-ci d’assumer pleinement leurs responsabilités. Ces responsabilités sont d’abord le fait des Etats les plus riches, qui sont aussi les principaux pollueurs, tandis que ce sont les populations les plus pauvres qui seront les premières touchées par les dérèglements climatiques et donc poussées à l’exode."

 

G.F."

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

Publié dans législatives 2012

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