Déclaration de candidature aux législatives

Publié le par Vincent Bessat

Vous trouverez ci-dessous le texte qui a servi de trame à notre déclaration de candidature pour les élections législatives de juin prochain. Cette déclaration a été faite à la presse le 12 Avril.

VB

Nous ne sommes pas candidats pour simplement témoigner, pas par habitude et encore moins  pour flatter notre égo, mais par la conviction de la nécessité de la présence de l’écologie dans le champ politique

Ce n’est pas une candidature « faire valoir » pour des rassemblements de second tour, mais pour porter la spécificité de notre parole, partout où l’on pourra la faire entendre.

L’écologie n’est pas un accessoire, pas un supplétif ou un supplément d’âme de la gauche… Nous ne nous sentons pas comme des sous-traitants des questions environnementales auprès de sociaux démocrates qui auraient eux légitimité pour gérer, traiter de tout les sujets, mais au contraire nous estimons être porteurs collectivement de solutions globales, novatrices.

La solution, c’est l’écologie. Le vrai changement c’est l’écologie. Ce n’est pas d’une simple alternance dont nous avons besoin, mais de vraies alternatives.

Ce n’est pas seulement une candidature d’opposition : Bien sûr, tant qu’il y aura du nucléaire, il y aura des écolos pour le dénoncer, tant qu’il y aura des OGM, il y aura des écolos pour les faucher, tant qu’il y aura des enfants sans papiers ramassés par les flics à la sortie des écoles, il y aura des écolos pour les planquer…

Mais aussi, ici, tant qu’il y aura des projets de terrains synthétique, de télésièges sur les pentes du Puy Mary ou des sons et lumières au barrage pour éclairer les grenouilles et faire danser les libellules, il y aura des élus écolos pour s’y opposer.

Mais notre candidature est aussi là pour proposer, pour innover, pas uniquement pour résister, pour oser mettre au débat, pas que pour déclamer.

C’est une candidature pour dire oui, on veut exercer le pouvoir, oui on veut tenter de changer les choses, oui on accepte le risque de l’échec, non, on ne se contentera pas de la posture stérile de protestataire.

Aujourd’hui, ce n’est pas d’une crise qu’il s’agit, mais de crises au pluriel

La sobriété joyeuse chère à pierre rabbi que nous rappelé jean marie pelt, est  à l’opposé des valeurs du système concurrentiel libéral.

Nous ne voulons pas aménager le système, nous voulons changer de système.

Cette crise n’est pas paramétrique, mais systémique. Il faut changer de logiciel

C’est surtout un problème de méthode, de vision, d’approche des choses : nous ne sommes pas candidats parce que nous aurions la prétention d’avoir solutions et réponses à tout, mais candidat aussi parce que nous avons une méthode de travail à proposer :

                Une méthode qui associe plutôt que de diviser, d’opposer les gens les uns aux autres

                Une méthode qui ose le débat plus qu’elle ne le fuit (ex : déchets, nucléaire)

                Une méthode basée sur la démocratie participative et la co-élaboration

Pour nous le problème du moment n’est pas la crise, la dette, le chômage massif, mais surtout un problème démocratique : comment gère-t-on ces situations difficiles.

Nous avons acquis la certitude que l’élu ne sais pas tout, ne peut pas tout, et ne peut en aucun cas décider seul derrière son bureau et imposer sa vision par son poids sur l’électorat ou sur l’assemblée. La concertation, la co-élaboration est indispensable, l’outil de base.

La question centrale est celle de la démocratie :

Ex place faite aux plus faibles, aux sans papiers

Ex nucléaire

Ex transparence

Rôle des citoyens, des contre pouvoir

La culture est indissociable de la démocratie, pas un luxe, un truc de bobo, mais un facteur de cohésion sociale : reconnaitre toute les cultures et les langues régionales

Nous voulons être les candidats du vrai changement, pas du prêt à penser, des formules faciles et du copinage.

L’écologie c’est ici et c’est pour maintenant.

J’ai l’expérience de campagne législative : Nous refuserons que cette campagne soit comme d’habitude, une campagne de pleureuses sur le désenclavement, le soutien à l’agriculture productiviste, la démographie ou un exercice de comparaisons foireuses de capacité à gérer des exécutifs locaux.

Ou pire encore un concours de yakafaut kon basé sur des recettes du passé, recettes dépassées

Ou encore, comme trop souvent à gauche, sur la fameuse croissance 

Car disons le haut et fort, que nos concitoyens l’entendent et le comprennent, ou le débattent : la croissance n’est pas la solution : elle est le début du problème.

Et cette analyse est le cœur de la vision écologiste. Car, au fond, c’est quoi être écolo aujourd’hui :

C’est avoir l’oreille attentive plus vers les minorités que vers les lobbies

C’est avoir  la main tendue vers ceux qui ont moins plutôt que d’aspirer au toujours plus

C’est avoir la conviction que les questions environnementales sont intimement liées et indissociables des questions sociales, économiques et démocratiques

C’est savoir que le réchauffement climatique, la fin du pétrole bon marché, la perte de bio diversité, la pollution des eaux et des sols, ce n’est déjà plus pour demain, mais une réalité d’aujourd’hui qui façonne un impératif écologique largement trop sous estimé par ailleurs

C’est avoir conscience que ce système ne peut produire que de l’injustice (alimentation, accès à l’eau, concurrence des usages)…

Vous l’aurez compris, nous ne sommes pas là pour nous faire plaisir, mais créer un débat qui nous parait aujourd’hui tout à la fois indispensable et totalement éludé.

Comptez sur nous pour ébranler les certitudes,  pour tenter de faire bouger les lignes…

Ceux qui escomptent de notre part une campagne tranquille de gentils écolos rêveurs se trompent.

On a des choses à dire, On a notre part de vérité à faire connaitre, Des mensonges et tromperies à dénoncer

Et surtout des solutions à proposer

Et sachez-le :

On ne va pas se gêner

Publié dans législatives 2012

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VIALA David 07/05/2012 14:00


Bravo ! votre parti devrait être le troisième en France, si vous vous souteniez entre vous ! à quoi sert d'avoir autant de fortes individualités, si chacun reste chez soi... La candidature d'un
pro du médiatique (Hulot, Bové, Mamère...) aurait fédéré davantage qu'une Eva Joly sans emphase, que vous vous êtes empressés d'abandonner sitôt élue; C'est la première élection ou ma compagne et
moi votons sans nous consulter pour un candidat autre que celui de l'écologie... Pour vous dire à quel point votre parti -même regroupé- tombe dans l'inexistence. Il fait désormais partie des
espèces en voie de disparition, que vous devriez sans doute défendre en premier chef. Quand à moi, j'ai tyenté en vain de m'y inscrire, sans réponse, et que dire de la boutique désolée et
toujours fermée ? Pour survivre, commencez donc par exister !

Vincent Bessat 07/05/2012 14:05



Bonjour !


Je ne suis pas loin de penser la même sur certains points de votre message !


Parlons en ! Venez mercredi en discuter (voir invitation dans l'article de ce jour)


Sinon, n'hésitez pas à me contacter : 06 66 23 57 03


cordialement


Vincent BESSAT