Un peu de légèreté...

Publié le par Vincent Bessat

Souvenez vous… Il y a quelques semaines, Ségolène Royal recevait le très officiel prix de la phrase humoristique de l’année décernée par un panel de journaliste pour cette incise :
« Même quand je ne dis rien, ça fait du bruit »…
 
Nous assistions hier soir à Maurs, avec quelques amis des Verts, au second débat du candidat socialiste aux élections législatives sur la circonscription d’Aurillac.

Pourquoi ? Tout d’abord car comme pour le premier nous y étions formellement invité. Ensuite, parce que c’est un peu ma terre de « prédit-élection ». Enfin, pour voir, dans l’optique du second tour, les points d’accords et de désaccords qui se poseront lorsque nos amis socialistes auront à se désister pour Les Verts au second tour ;-)))  trêve de plaisanterie !
 
Revenons à notre propos :
Lors du premier débat, M Markarian (fabusien) avait indiqué son souhait d’être le candidat du rassemblement. Du rassemblement de toute la gauche. Bilan : étaient présents à l’un et l’autre des débats : son suppléant fabusien, un ami conseiller général fabusien ainsi que son fabusien directeur de campagne.. Mais aussi lors du second débat, le fabusien président de région Auvergne ainsi qu’un fabusien conseiller général du Lot en lieu et place du fabusien président de région Midi-Pyrénées. Et aux deux débats, une seule personne du conseil municipal d’Aurillac, le maire excusé, et de rares socialistes non fabusiens présents que par représentation… Et dans la salle, au premier débat, guère plus de 100 personnes… quand le PS Cantal revendique plus de 400 adhérents… C’est donc du rassemblement des fabusiens qu’il doit s’agir !
 
Au débat sur la RN 122, à Maurs, le candidat n’a pas parlé du rôle économique de ce type d’axe, pourtant titre du débat… Mais en outre, les questions-réponses ont essentiellement portées non sur le bitume (et on s’en félicite !) mais sur le rail, le ferroutage, le développement durable !!!!
 
A la question du ferroutage, il a, penaud, indiqué qu’il ne connaissait pas vraiment le problème mais affirmait que tout était dans le programme socialiste…
 
A une question sur l’ultralibéralisme et ses conséquences, le candidat n’a su trop que dire, tout heureux de laisser MM. Souchon puis Debord, répondre avec justesse et énergie à la question.
 
A chaque question, il répondait, et cela dans les deux débats, par quelques rapides phrases et une ritournelle passe partout sur « la nécessaire solidarité ».
 
A chaque question, toujours lors des deux débats, ce n’est pas le candidat qui a avancé idées, réponses, solutions… Mais ses invités !
 
A  toutes ces questions, « c’est un peu court jeune homme, on aurait pu dire, au dieu, bien des choses en somme » … (Rostand)
 
Alors ?
Alors, à la différence de Ségolène, même quand il dit quelque chose, ça ne fait pas beaucoup de bruit !
 
Vincent BESSAT
14 Novembre 2006

Publié dans Législatives 2007

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andre daubignad 04/02/2007 12:03

Bonjour Vincent,
Je decouvre aujourd'hui ton blog c'est pour cela que je met autant de temps à réagir et rectifier quelque peu tes propos que je met Sur le compte de ta méconnaissance du PS, ce qui me parait bien normal.
En vrac: je ne suis pas fabiusien, et notre directeur de campagne non plus. Et concernant la première réunion sur les services publics nous avons rassemblés plus de 200 personnes militants de toutes tendance et sympathisants.
Tu sais notre adversaire commun c'est la droite, alors plutot que de s'amuser à chercher des querelles de cuisine interne où elle n'existe pas, mobilisons nous pour battre sarko le 6 mai 2007 et pour faire élire le député du changement le 17 juin 2007.
Amicalement
André